Les produits tropicaux sont sans doute les produits agricoles qui ont souffert le plus de la chute des prix depuis les années 1980. En fait, le cours international réel des principaux produits agricoles tropicaux a chuté de 50 à 86 p. 100 entre 1980 et 2002. Parmi ces produits, la situation du café et du cacao est particulièrement dramatique. Le cours mondial du café, qui se situait autour de 120 cents US/livre dans les années 1980, était réduit à 50 cents environ dans les années 1990, niveau le plus bas en termes réels depuis 100 ans, et cette dégringolade se poursuit. En conséquence, la part du prix final que reçoivent les agriculteurs pour les grains de café non transformés a chuté de manière spectaculaire, pour passer de 64 p. 100 du marché du détail américain en 1984, à 18 p. 100 à peine de ce prix en 2001. En ce qui concerne le cacao, le prix réel en dollars est tombé à 6,9 p. 100 par an entre 1977 et 2001. Cette situation est surtout causée par un approvisionnement excédentaire chronique qui s’explique par plusieurs facteurs. Dans le cas du coton, son prix a été réduit de moitié entre 1997 et 2002, le niveau annuel le plus bas en trente ans. Cette situation est en partie causée par le recours aux subventions de la part de quelques grands exportateurs.
Les réunions de la FIPA sur les produits tropicaux ont débuté en 1975, en réponse aux très fortes difficultés que rencontrent les agriculteurs depuis la fin de l’année 1974. Les premières discussions concernaient les secteurs du café, du cacao, du thé et du caoutchouc. Les accords internationaux sur les produits et les mécanismes de stabilisation des revenus, en relation avec le programme intégré sur les Produits de l’UNCTAD, ont eu une grande place dans les activités de la FIPA.
Le Groupe de la FIPA sur les Produits Tropicaux a officiellement vu le jour lors du Congrès Mondial des Agriculteurs en Egypte en 2002 afin d’aborder les problématiques relatives au café, caco et coton. La 1ère session régulière s’est tenue à Pretoria en Afrique du Sud en mai 2003.
Bureau du Groupe 2008-2010: |
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| | Mathias N’Goan (Côte D’Ivoire) Président | Gerald Ssendaula (Ouganda) Vice-Président |
Depuis les années 1970, les cours internationaux des produits de base ont baissé, et tant les agriculteurs des pays en développement que ceux des pays développés en ont souffert. Toutefois, en raison de la forte dépendance de ces pays envers un nombre restreint de produits, la chute du prix des produits agricoles dans les pays en développement, surtout dans les pays africains, est l’une des causes majeures de la pauvreté.
Pour les agriculteurs, le principal défi à relever consiste à savoir comment obtenir un meilleur prix sur les marchés internationaux. Cet effondrement des prix se distingue en général par un approvisionnement excédentaire, et exigerait par conséquent des solutions à long terme pour résoudre les problèmes suivants : gestion de l’offre et de la demande, volatilité inhérente des prix, forte concentration des marchés, et un dénouement des négociations du Cycle de Doha à l’OMC qui soit favorable au développement (en réglant particulièrement la question de l’escalade des tarifs et les problèmes de subventions à l’exportation). Or, ces mesures ne s’avèreront efficaces que si, entre temps, on prône au niveau national la diversification dans la plupart des pays qui sont tributaires des produits de base.
La question des produits a toujours occupé une place centrale dans les activités de la FIPA depuis sa création en 1946. La FIPA a encouragé l’établissement de l’Accord International sur le Blé en 1948. Des années 50 jusqu’aux années 70, la pression pour la création d’accords internationaux sur les produits a été l'action principale de la FIPA dans sa politique de défense de ses intérêtes. La FIPA a également insisté pour que le GATT inclue des consultations et des négociations sur les produits en 1969.
Il existe une multitude de problèmes, communs aux agriculteurs du monde entier, au sujet des produits, tels que les bas prix internationaux, les programmes de soutiens pour les produits, les mesures visant à renforcer les capacités des agriculteurs sur les marchés, la traçabilité…
De ce fait, la FIPA a créé une Conférence sur les Produits qui inclut une session plénière en liaison avec les réunions du Comité Exécutif de la FIPA tous les ans (généralement au mois de mai). La 1ère Conférence de la FIPA sur les Produits s’est tenue aux Etats-Unis, en 1995.
Objectifs Les principaux objectifs des activités de la FIPA sur les produits visent à :
- répondre tout d’abord aux besoins des membres de la FIPA selon les recommandations formulées par les cinq groupes de produits (Produits laitiers, Céréales et oléagineux, Viandes et aliments du bétail, Sucre, Produits tropicaux soit cacao, café et coton), et à résoudre d’autres difficultés signalées sur les marchés des produits.
- garantir que les agriculteurs participent pleinement aux débats en cours sur les solutions à long terme des problèmes qui sévissent sur les marchés des produits. Pour ce faire, la FIPA devrait chercher à renforcer sa collaboration avec les organismes de produits spécialisés ainsi qu’avec les organisations internationales (CNUCED, Fonds commun pour les produits, …), les instituts de recherche et les organisations non gouvernementales.
- veiller à ce que l’information pertinente sur les produits soit mise à la disposition de tous les membres et qu’elle serve de tribune de débat et d’échange d’information parmi les membres.
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