Réunion du Comité des agriculteurs Africains
 

Cotonou, Bénin, 21-24 mars 2007

 

Programmes:

- 21-22 mars : Comité Africain

- 23 mars : Comité de coopération au développement

- 24 mars : Visite agricole

 

Documents:

Recommandations adoptées par le Comité

 
     

Bref résumé de la Réunion du Comité des agriculteurs africains de la FIPA

Plus de 35 dirigeants agricoles de 22 pays africains se sont réunis à Cotonou (Bénin) pour la 15e session du Comité africain de la FIPA. C’est le ministre de l’Agriculture du Bénin qui, au nom du président de la République, a ouvert la réunion. Le Ministre a mis les dirigeants au défi de proposer les mesures qui s’imposent pour améliorer la situation de l’agriculture africaine, et a confirmé la volonté de son gouvernement de soutenir les agriculteurs et le secteur agricole. À propos du Rapport 2008 de la Banque mondiale, le président de la FIPA, Jack Wilkinson, a informé les délégués que l’on redoublait d’efforts pour accorder une plus grande attention à l’agriculture après des décennies de négligence. Il a ajouté que les partenaires du développement et les gouvernements ont reconnu que le développement agricole contribue grandement à réduire la pauvreté. En d’autres termes, les agriculteurs devront continuer d’exercer des pressions pour que l’agriculture bénéficie d’un soutien accru.

Jack Bonou, président du Comité africain, a dans son allocution d’ouverture dit à quel point il importe que divers producteurs se rencontrent pour défendre leur place dans le secteur agricole. Il a dit que les agriculteurs africains, surtout les petits exploitants, sont menacés de marginalisation par les « Accords de partenariat économique » (APE) en cours et sur la concentration dans la chaîne agroalimentaire.

Les délégués ont discuté des grands défis qui se posent à ce secteur sur le continent africain, notamment : environnement et ressources naturelles, difficulté de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement, renforcement de la place de l’agriculteur dans la chaîne alimentaire, et participation des agriculteurs aux négociations des APE.

En ce qui concerne la situation du secteur en Afrique, plusieurs difficultés se posent : production, ressources productives, infrastructures matérielles, création d’un environnement propice, conflits et maladies. Pour surmonter ces obstacles, il faut assurer une bonne gouvernance, un financement soutenu de la recherche et de la vulgarisation agricoles, la conservation des sols et de l’eau, la répétition de succès qui ont fait leurs preuves dans la transformation et la sélection de certains produits, les systèmes de commercialisation et d’information, les chaînes d’approvisionnement verticales, la coopération régionale en matière de commerce et de technologie agricole, entre autres. Les délégués ont accepté le défi et ont reconnu être en mesure de proposer des recommandations sur tous les points de l’ordre du jour en vue de prendre des mesures pour eux‑mêmes, ainsi que pour les gouvernements nationaux, le Secrétariat de la FIPA et les partenaires du développement. Comme l’ont signalé la plupart des délégués, ce fut une réunion marquante, et les progrès seront mesurés à l’aune de ces recommandations.