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Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Bali,

3-14 décembre 2007

 

Le réchauffement de la planète menace la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des agriculteurs

Paris, le 5 décembre 2007 « Le réchauffement de la planète, qui touche l’agriculture et les agriculteurs du monde entier, risque de présenter une sérieuse menace pour la production agricole si les gouvernements et la communauté internationale ne s’engagent pas à assurer sérieusement le suivi du Protocole de Kyoto », a déclaré la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA) qui représente les agriculteurs du monde entier. Selon les agriculteurs, la Conférence de la CCNUCC qui se tient à Bali est pour l’ensemble des pays l’occasion de faire preuve d’une ferme volonté de préparer sérieusement les prochaines négociations, ce qui marquerait une première étape jusqu’à la fin du Protocole de Kyoto en 2012. « Les pressions que le réchauffement planétaire exerce sur les ressources naturelles vont menacer les moyens de subsistance des agriculteurs ainsi que la sécurité alimentaire si l’on ne tente pas davantage de remédier à cette situation », a déclaré le président de la FIPA, Jack Wilkinson, « et l’avenir de la planète et de l’agriculture dépendront d’une ferme volonté politique ».

 

Pour les agriculteurs, le réchauffement planétaire ne se borne pas au pourcentage d’émissions de gaz qui figure sur un document, mais il représente un impact réel dans leurs champs et sous‑entend un remaniement important de la production agricole telle qu’elle se pratique actuellement. L’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ces derniers sont donc une priorité pour les agriculteurs. Les gouvernements et la communauté internationale doivent prendre des engagements à Bali si l’on veut véritablement réduire le réchauffement de la planète et les pressions qui s’exercent sur l’environnement, et fournir le soutien nécessaire pour s’adapter à ses effets néfastes.

 

L’agriculture est au cœur des priorités des changements climatiques. C’est le secteur qui sera le plus durement touché par les effets des changements climatiques, et c’est aussi le secteur le plus à même d’en atténuer les effets et de s’y adapter. Selon le rapport Stern, l’agriculture est la cause de 14 % des émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, les agriculteurs, à titre de gardiens des ressources naturelles, ont un rôle clé à jouer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre en amplifiant le développement de pratiques agricoles durables et une gestion intégrée des ressources naturelles. Les agriculteurs, qui jouent un rôle crucial dans l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ces derniers, sont prêts à travailler de concert avec les gouvernements, à condition que les États s’engagent à chercher des solutions concrètes et à fournir le soutien nécessaire pour ce faire.

 

Les phénomènes météorologiques sont plus extrêmes et imprévisibles qu’autrefois. Les agriculteurs sont particulièrement vulnérables à ces extrêmes, qui produisent des effets catastrophiques sur leur revenu. Les indemnités d’assurances couvrent peut-être certaines pertes comme celles qui sont causées aux bâtiments et à l’équipement agricole, mais si les gouvernements n’adoptent pas des mesures d’aide spéciale en cas de catastrophe, les agriculteurs de la plupart des pays doivent assumer eux‑mêmes les pertes de récolte et de bétail. Pour les agriculteurs des pays en développement, une sécheresse ou une inondation risque de les forcer à devoir bien vite recourir à l’aide humanitaire pour tout simplement survivre. Selon la plupart des experts de l’environnement, les phénomènes météorologiques imprévisibles sont liés aux changements climatiques, et surtout au réchauffement de la planète. Au cours des 50 prochaines années, cette situation est censée empirer. Les agriculteurs pauvres des pays en développement en seront les premières victimes.

 

Note : Pour en savoir plus sur la position des agriculteurs face aux changements climatiques www.ifap.org
Julie Emond
Coordonnatrice des Communications

E-mail: julie.emond@ifap.org
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Fax: +33 1 48 74 72 12
La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 600 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 115 organismes nationaux répartis dans 80 pays.

Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes.

La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.