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Partenariat Euro-méditerranéen

 

Les agriculteurs de la Méditerranée prennent les devants


Bruxelles, 4 décembre 2003Soucieux de ne pas voir l’agriculture oubliée dans les méandres du processus de Barcelone, les agriculteurs du Comité méditerranéen de la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA) ont tenu à se rendre à Bruxelles, les 3 et 4 décembre, afin de revendiquer une place primordiale à l’agriculture et aux agriculteurs dans le partenariat Euro-méditerranéen. « Il y a un manque criant d’une approche globale intégrée de l’agriculture dans le partenariat Euro-méditerranéen,» affirme le vice-président du Comité méditerranéen M. Guy Giva qui croit fermement que pour parvenir à la création d’une zone de prospérité méditerranéenne à l’horizon 2010, la prise en compte du secteur agricole, pierre angulaire de toute politique de développement, est incontournable. « À l’heure où l’on parle davantage de concurrence agricole entre les deux rives de la Méditerranée, nous sommes convaincus que la recherche des complémentarités entre les productions agricoles des deux rives du bassin, est une approche nettement plus prometteuse. »

Les représentants des agriculteurs de la Méditerranée rencontreront les acteurs clés et décideurs politiques des instances européennes afin de leur rappeler les priorités des agriculteurs du bassin méditerranéen. Démontrant qu’une véritable solidarité existe entre les paysans des deux rives du bassin et que l’agriculture joue un rôle crucial, les agriculteurs expliqueront que la valorisation des complémentarités agricoles doit également passer par l’identification des spécificités des produits méditerranéens, l’adaptation des calendriers de production, le développement des infrastructures de transport et logistiques, le développement de la coopération nord-sud et la mise en place d’accords commerciaux réciproques entre les deux rives du bassin. Les préoccupations des intérêts des agriculteurs doivent être placés au centre du développement de ces programmes. De la réalisation de ces conditions, dépendra la naissance d’une zone de libre échange méditerranéenne prospère au bénéfice de tous les partenaires.

Pour que les agriculteurs puissent être des acteurs clé, des mesures d’accompagnement et de financement dont le programme MEDA doivent accorder une plus grande place au volet agricole. Ces mesures doivent inclure des projets pour le renforcement des capacités des agriculteurs et de leurs organisations afin qu’ils soient les protagonistes de leur propre développement. « Si le MEDA est réellement un mécanisme de financement censé aider les économies des pays du Sud à rattraper celles du Nord, il doit se préoccuper davantage des productions agricoles, » souligne M. Abdelbaki Bacha, vice-président du Comité méditerranéen de la FIPA.

Le Comité méditerranéen salue d’ailleurs l’initiative de la présidence italienne de l’Union européenne qui a permis la tenue de la Conférence Euro-méditerranéenne sur l’agriculture le 27 novembre dernier à Venise, « donnant ainsi une nouvelle impulsion au processus de Barcelone » tel que l’a souligné M. Francesco Serra Carraciolo, vice-président du Comité méditerranéen, et ce, à un moment où l’Europe est davantage préoccupée par l’élargissement vers l’est.


Comité méditerranéen de la FIPA : Le Comité méditerranéen de la FIPA a pour but de renforcer l’intégration régionale entre les pays du bassin méditerranéen. Ce Comité soutient particulièrement une approche intégrée de l’agriculture méditerranéenne pour un développement durable et l’établissement d’une politique cohérente.

Pays membres : Algérie, Chypre, Egypte, Espagne, France, Italie, Malte, Portugal, Tunisie et Turquie.

Julie Emond
Coordonnatrice des Communications

E-mail: julie.emond@ifap.org 

Tel: +33 1 45 26 05 53            Fax: +33 1 48 74 72 12

La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 500 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 100 organismes nationaux répartis dans 70 pays.

Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes.

La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.