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Forum public de l’OMC

 

Changer quelque chose au revenu des agriculteurs

 

Genève, le 26 septembre 2006 – « Pour les agriculteurs, même si les négociations de l’OMC sont actuellement suspendues, il importe que les négociateurs et les dirigeants agricoles poursuivent leur dialogue pour que, lors de la reprise de ces négociations, l’accord final comporte de vrais avantages pour les producteurs », a déclaré le président de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA), Jack Wilkinson, lors de la Session sur l’agriculture organisée par la FIPA pendant le Forum public de l’OMC. « Soyons clairs. Lorsque nous parlons d’accords sur le commerce, nous parlons aussi de revenu. Les agriculteurs ne demandent pas la charité dans ces accords multilatéraux, ils demandent : “Est-ce que cet accord va changer quelque chose au revenu que je tire de mon exploitation?” Comment nous assurer que ces accords soient porteurs de vrais avantages pour les agriculteurs des pays développés et en développement, et pas seulement pour les autres acteurs du système alimentaire mondial? Tel est le but du dialogue entre les dirigeants agricoles et les négociateurs, et c’est pourquoi nous sommes venus de tous les coins du monde pour nous réunir à Genève », a ajouté M. Wilkinson.

 

Les agriculteurs veulent profiter de ce temps d’arrêt dans les négociations pour s’assurer que l’accord final leur accorde des prix justes pour leurs produits, et leur offre un système qui garantisse la réalisation de cet objectif. « Nous sommes ici aujourd’hui pour rappeler aux décideurs qu’il n’y aura pas de bon accord sur l’agriculture sans une amélioration du revenu des agriculteurs. Coûte que coûte, la rentabilité doit être chose acquise pour les agriculteurs », a dit le président de la FIPA.

 

La session de la FIPA, qui avait pour thème « Les questions en suspens concernant l'agriculture et leurs répercussions sur les politiques agricoles », a rassemblé des dirigeants des organisations agricoles qui ont examiné avec les dirigeants des principaux groupes de négociation les questions qu’il reste à résoudre dans les négociations de l’OMC sur l’agriculture, ainsi que la façon dont elles se répercutent sur les politiques agricoles actuelles et sur les agriculteurs de diverses régions.

 

La FIPA jugera si les engagements de l’OMC concernant l’agriculture sont adéquats en s’assurant qu’ils respectent six objectifs cruciaux pour les agriculteurs, à savoir :

 

1. Apporter au commerce agricole mondial des améliorations qui soient source d’avantages réels pour l’ensemble des agriculteurs.


2. Marquer des progrès sensibles et prendre des engagements bien dosés en ce qui concerne les trois piliers.


3. Prévoir dans le cadre des modalités une souplesse suffisante qui permette aux pays de recourir aux instruments les plus appropriés selon les circonstances qui leur sont propres, afin d’aboutir à des résultats équitables, mesurables et faisant l’unanimité.


4. Permettre aux agriculteurs de recevoir un certain soutien interne, dans la mesure où ce soutien n’entraîne pas ou peu d’effets de distorsion sur la production et le commerce.


5. Améliorer l’accès au marché pour l’ensemble des agriculteurs, surtout ceux des pays en développement et des pays les moins avancés.


6. Reconnaître l’importance et le vaste rôle que joue l’agriculture dans de nombreux pays, en assurant non seulement la production alimentaire mais aussi nombre d’autres fonctions, dont la durabilité des régions rurales et la protection de l’environnement.

 

Julie Emond
Coordonnatrice des Communications

E-mail: julie.emond@ifap.org
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La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 600 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 115 organismes nationaux répartis dans 80 pays.

Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes.

La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.