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Conférence de la FAO à Rome
Pas de réforme sans partenariat avec les agriculteurs
Rome, le 22 novembre 2005 – La réforme de la FAO, « Une vision pour le 21e siècle », présentée à la Conférence de la FAO qui se tient à Rome cette semaine, manque incontestablement de reconnaître le rôle des organisations agricoles dans le processus de développement. « Cette réforme ne nous ramènera donc pas sur la bonne voie pour réduire la pauvreté et la faim dans le monde. La FIPA demande instamment à la FAO de modifier son document de réforme pour accorder une place centrale à la participation des organisations agricoles et de leurs représentants dans les processus décisionnels, non pas à titre de parties prenantes parmi bien d’autres, mais à titre de producteurs qui sont des partenaires clés », a déclaré Jack Wilkinson, président de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA), lors de l’allocution qu’il a prononcée aujourd’hui à la Conférence.
Les organisations agricoles ont un rôle crucial à jouer non seulement pour répondre aux besoins alimentaires de la planète, mais aussi dans le développement rural, et sont prêts à assumer cette responsabilité. Comment peut‑on espérer éliminer la faim et assurer la sécurité alimentaire sans les agriculteurs?
Pendant que la FAO discute de cette réforme, il importe de souligner ce que les agriculteurs attendent de la FAO et des gouvernements nationaux afin de progresser et de constater des changements concrets au cours des prochaines années. « Nous devons passer des déclarations aux programmes, des discours aux gestes concrets. Les agriculteurs attendent de leurs gouvernements qu’ils ne se contentent pas de prononcer des discours sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), mais qu’ils agissent », a insisté le président de la FIPA.
« À titre de dirigeant agricole, je suis consterné par le manque de progrès de la réduction de la faim dans le monde. Ceci est dû à la négligence dont l’agriculture fait l’objet », a déclaré M. Wilkinson. La communauté internationale convient que l’agriculture est essentielle à l’élimination de la faim et de la pauvreté. Même si l’agriculture est reconnue comme cruciale, les agriculteurs n’en voient pas beaucoup la preuve sur le terrain. « Nous avons besoin d’un changement d’optique spectaculaire, parce que le système actuel ne fonctionne pas », a poursuivi le président de la FIPA. Il faudrait commencer par reconnaître les organisations agricoles comme des acteurs clés qui devraient prendre part aux décisions.
En proposant cette réforme, la FAO a elle‑même reconnu la nécessité de multiplier les efforts pour atteindre les OMD. Les agriculteurs du monde entier représentés par la FIPA offrent de collaborer avec la FAO pour mettre en commun leurs connaissances et leur expérience. La FIPA et ses 110 organisations membres d’exploitants familiaux sont prêts à nouer avec la FAO une relation de partenariat plus structuré pour faciliter la mobilisation des énergies des petits exploitants afin de réaliser les OMD. Dans un document de politiques générales, la FIPA a proposé 15 mesures concrètes qui s’imposent pour assurer la sécurité alimentaire et éliminer la pauvreté rurale. Former des partenariats et axer les efforts de développement sur les gens et leurs organisations font partie de ces mesures.
Note : Le document de politiques générales, « Recommandations de la FIPA pour éliminer la pauvreté rurale et assurer la sécurité alimentaire », est publié sur le site Internet de la FIPA.
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Julie Emond
Coordonnatrice des Communications E-mail: julie.emond@ifap.org Tel: +33 1 45 26 05 53 Fax: +33 1 48 74 72 12
La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 600 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 110 organismes nationaux répartis dans 75 pays.
Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes. La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. ![]() |







