|

Stratégie globale de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé
Les Ministres de la Santé doivent
parler aux Agriculteurs
Genève, 22 janvier 2004 – Suite aux débats tenus lors de la réunion du conseil exécutif de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur un projet de Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé, les agriculteurs ont demandé l’ouverture de discussions immédiates et intensives avec les Ministres de la Santé de chaque pays. Les Ministres en question sont en vérité en train de choisir la mauvaise stratégie.
Les agriculteurs de la FIPA sont opposés à l’idée de l’OMS des « bons aliments » par rapport aux « mauvais aliments » et pensent que tous les aliments ont un rôle à jouer dans un régime alimentaire équilibré et sain. « L’OMS a tort de mener les gouvernements à considérer les graisses et le sucre de la même manière que le tabac », a indiqué le Secrétaire général de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA), M. David King, lors de sa participation au conseil exécutif de l’OMS tenu à Genève du 19 au 23 janvier. « Les interdictions publicitaires et les taxes sur les aliments, qui sont proposés dans cette stratégie, ne sont pas une solution pour traiter les problèmes d’obésité et le manque d’exercice physique », assure également M. King.
« Les pays et les individus sont très différents dans leur mode de vie et la composition de leur régime alimentaire. Un seul modèle de régime alimentaire universel n’est pas approprié. Nous soutenons l’établissement de recommandations alimentaires mises au point dans des contextes socioculturels spécifiques reflétant les questions nationales de santé publique. L’OMS doit également prêter attention dans sa stratégie aux problèmes de carence nutritionnelle et de malnutrition qui sont actuellement ignorés dans le texte. La malnutrition est un problème de santé publique majeur au même titre que l’obésité ».
Les représentants agricoles reconnaissent que dans de nombreux pays, les régimes alimentaires déséquilibrés et le manqué d’activité physique représentent un problème de santé publique croissant. Cependant, la stratégie de l’OMS ne repose que sur peu de preuves scientifiques solides, et est plutôt fondée sur le point de vue d’un groupe particulier d’experts de l’OMS. Pour les agriculteurs, il est essentiel que la politique sanitaire se fonde sur des preuves scientifiques solides, et sur un dialogue ouvert avec les organisations agricoles et les autres parties concernées.
Les agriculteurs ont jusqu’à la fin février 2004 pour donner leur point de vue sur le projet de Stratégie Globale à leur Ministre de la Santé. Passé ce délai, la version définitive de la Stratégie sera préparée pour adoption par l’Assemblée Mondiale de la Santé en mai 2004. Les conséquences à l’échelle mondiale de cette stratégie, si elle est adoptée, seront considérables.
|