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Les négociations de l’Organisation mondiale du commerce sur l’agriculture

 

Vers un accord sur l’agriculture sans oublier les agriculteurs

 

Genève, le 21 avril 2005 – Les agriculteurs du monde entier ont mis les autorités gouvernementales au défi de trouver un moyen d’aboutir à un dénouement positif des négociations sur le commerce de l’OMC tout en tenant compte des préoccupations des agriculteurs, au cours d’une session sur l’agriculture organisée par la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA) dans le cadre du Symposium public de l’OMC qui a eu lieu à Genève cette semaine.


Les agriculteurs représentés par la FIPA réclament l’adoption d’une série de règles internationales équitables, et l’OMC est l’instance voulue pour ce faire. « Toutefois, les accords multilatéraux sur le commerce doivent comporter de véritables avantages qui permettent aux agriculteurs d’améliorer leur revenu et de développer l’agriculture au niveau national », a déclaré Jack Wilkinson, président de la FIPA. Les débouchés commerciaux sont un élément clé, mais seulement un élément de toute stratégie intégrée de développement. « Il s’agit d’un cycle de développement, et les agriculteurs des pays en développement comptent sur l’OMC pour les aider à croître à titre de producteurs alimentaires. Dans une économie mondiale, les règles doivent être mondiales. Toutefois, les agriculteurs n’acceptent pas que les gouvernements se servent de la mondialisation du système agro-alimentaire comme prétexte pour ne plus assurer aux agriculteurs de bonnes politiques agricoles nationales qui soient adaptées aux conditions de chaque pays. Nous devons indiquer clairement, partout dans le monde, que le travail des agriculteurs doit leur assurer un niveau de vie acceptable », a soutenu le président de la FIPA.


Au cours de cette session, les dirigeants des organisations agricoles (issus des cinq continents) ont examiné avec les dirigeants des grands groupes de négociation (l’Australie pour le Groupe de Cairns, le Bangladesh pour les pays les moins avancés, la Communauté européenne, la Suisse pour le G-10 et les États‑Unis) les problèmes qu’il reste à résoudre dans les négociations de l’OMC sur l’agriculture, et les répercussions de ces problèmes sur les politiques agricoles actuelles et les agriculteurs dans plusieurs régions.

La FIPA jugera de l’à-propos des engagements de l’OMC sur l’agriculture selon qu’ils rencontrent six objectifs critiques pour les agriculteurs :

1. Apporter au commerce agricole mondial des améliorations qui soient source d’avantages réels pour l’ensemble des agriculteurs.

2. Marquer des progrès sensibles et prendre des engagements bien dosés en ce qui concerne les trois piliers.

3. Prévoir dans le cadre des modalités une souplesse suffisante pour permettre aux pays de recourir aux instruments les plus appropriés selon les circonstances qui leur sont propres, afin d’aboutir à des résultats équitables, mesurables et faisant l’unanimité.

4. Permettre aux agriculteurs de recevoir un certain soutien interne, dans la mesure où ce soutien n’entraîne pas ou peu d’effets de distorsion sur la production et le commerce.

 5. Améliorer l’accès au marché pour l’ensemble des agriculteurs, surtout ceux des pays en développement et des pays les moins avancés.

6. Reconnaître l’importance et le vaste rôle que joue l’agriculture dans de nombreux pays, en assurant non seulement la production alimentaire mais aussi bien d’autres fonctions, dont la durabilité des régions rurales et la protection de l’environnement.

Julie Emond

Coordonnatrice

des Communications

E-mail: julie.emond@ifap.org 

Tel: +33 1 45 26 05 53            Fax: +33 1 48 74 72 12

La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 500 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 100 organismes nationaux répartis dans 70 pays.

Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes.

La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.