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3e Forum mondial de l’eau –
Réunion ministérielle sur « L’eau pour l’Alimentation et l’Agriculture »
Passons à l’action
Otsu (Japon) – Le 21 mars 2003 – Dans le discours qu’il a prononcé à la réunion ministérielle sur « L’eau pour l’alimentation et l’agriculture », organisée conjointement par le ministère de l’Agriculture du Japon et la FAO, le président de la FIPA, Jack Wilkinson, a exprimé les besoins et préoccupations des agriculteurs du monde entier. « Les agriculteurs ont besoin de votre soutien pour faire valoir les priorités de l’agriculture lors de la prochaine Conférence ministérielle qui aura lieu à Kyoto les 22 et 23 mars », a déclaré M. Wilkinson. Le président de la FIPA a exhorté les représentants des ministres de l’Agriculture du monde entier ainsi que des institutions internationales spécialisées à intervenir pour assurer aux agriculteurs un accès durable à l’eau : « Protéger la qualité et la quantité d’eau, c’est l’affaire de tous. C’est une condition préalable au développement durable », a soutenu M. Wilkinson, « et les agriculteurs ne peuvent assumer seuls la responsabilité de protéger les ressources en eau. Toutes les parties prenantes et les groupes de consommateurs d’eau doivent partager la responsabilité de protéger cette ressource rare. »
Plusieurs mesures s’imposent. La FIPA a présenté les recommandations concrètes des agriculteurs, notamment au chapitre de la législation, du financement, de la participation et du renforcement des capacités, ainsi que de la recherche et de la technologie. Le président de la FIPA a réclamé la création de cadres juridiques transparents : « Les agriculteurs ont besoin de droits d’approvisionnement en eau qui leur garantissent un accès équitable aux ressources hydriques et qui leur permettent de planifier convenablement leurs opérations. »
L’aspect économique de l’eau est une dimension clé de l’élimination de la pauvreté dans les zones rurales. « Même si les pouvoirs publics se heurtent à des difficultés pour financer l’accès et la gestion de l’eau, la privatisation intégrale de l’accès à l’eau n’est pas acceptable. Une solution envisagée pour surmonter ces obstacles structurels et financiers consiste à favoriser des partenariats publics-privés », a ajouté M. Wilkinson. La FIPA appuie la mobilisation de toutes les sources de financement, allant des investissements publics à privés, notamment l’aide financière des Institutions Financières Internationales et l’Aide Publique au Développement. « Par conséquent, les agriculteurs de par le monde proposent la création d’un fonds de solidarité internationale dans chaque pays pour appuyer les initiatives de gestion durable de l’eau », a souligné le président.
Les agriculteurs doivent prendre part à tous les mécanismes décisionnels. Pour ce faire, ils ont besoin d’aide pour renforcer leurs capacités : « Le succès de la démarche participative est chose impossible sans notre présence, nous, les agriculteurs », a indiqué M. Wilkinson, « et il est crucial que nous nous organisions et que nous renforcions nos capacités pour participer aux mécanismes décisionnels. Les agriculteurs ont réclamé l’emploi de technologies qui soient adaptées à leur contexte et qui soient mises à la disposition des producteurs agricoles. Ils ont également réclamé le renforcement des services de vulgarisation et de recherche en matière hydrique par la voie de partenariats entre le milieu scientifique et les agriculteurs pour tirer parti des connaissances traditionnelles et indigènes de ces derniers.
Les propositions de la FIPA visent à atteindre les objectifs indicatifs du Sommet de Johannesburg, soit améliorer de 5 % d’ici à 2010 et de 10 % d’ici à 2015 la rationalisation de la consommation d’eau dans le secteur agricole. Demain, le 22 mars, ce sera la Journée mondiale de l’eau. Les agriculteurs du monde entier ont incité les ministres du monde entier ainsi que la communauté internationale à aller de l’avant pour assurer aux générations futures l’accès à l’eau. « Passons à l’action avec le soutien des pouvoirs publics, et transmettons aux générations futures d’agriculteurs des systèmes adéquats qui permettront de rationaliser la consommation de l’eau », a déclaré le président de la FIPA.
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