Press Releases Open Letters Speeches Fact Sheets Press Review Events What's new? Views

Les producteurs agricoles du monde entier à M. Stuart Harbinson


 

Ne laissez pas tomber les agriculteurs !



Paris, le 16 décembre 2002
– Dans une lettre ouverte adressée à Stuart Harbinson, président de la session extraordinaire du Comité sur l’agriculture de l’OMC, le président de la FIPA, Jack Wilkinson, a souligné les intérêts des agriculteurs. « Les agriculteurs à travers le monde font appel à vous pour que ne soit pas oubliée la nature particulière de l’agriculture et de sa contribution vitale à la survie et au développement des communautés rurales », a écrit M. Wilkinson, demandant instamment au président de ne pas décevoir les agriculteurs dans son document d’ensemble sur les modalités, qu’il doit préparer pour le 18 décembre 2002. « Nous comptons maintenant sur vous pour prendre en considération les points de vue des agriculteurs », a souligné M. Wilkinson.

 
Note : Voir plus bas la lettre ouverte de la FIPA à M. Stuart Harbinson.

 

 

LETTRE OUVERTE A M. STUART HARBINSON

PRESIDENT DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE DU COMITE DE L’OMC SUR L’AGRICULTURE

 

Monsieur Harbinson,

 
Alors que vous préparez votre « Document d’ensemble sur les modalités » afin de mener à terme les négociations agricoles, les agriculteurs du monde entier font appel à vous pour que ne soit pas oubliée la nature spéciale de l’agriculture et sa contribution vitale à la survie et au développement des communautés rurales. Ce document d’ensemble, que vous préparerez avant le 18 décembre, résumant le travail accompli dans les négociations agricoles des trois dernières années, doit tenir compte des intérêts des agriculteurs.

 
Durant la Conférence de la FIPA sur le commerce, à laquelle vous avez assisté, et qui s’intitulait  « Faire un succès du cycle de Doha sur le développement », le 7 novembre à Genève, les agriculteurs ont expliqué leurs points de vue  aux négociateurs de l’OMC et vous ont présenté une Déclaration consolidée de la FIPA sur le commerce agricole et les négociations de l’OMC. Vous connaissez nos opinions, qui sont soutenues par beaucoup de gouvernements membres de l’OMC. Nous comptons maintenant sur vous pour prendre en considération ces points de vue dans votre Document d’ensemble.

 
Nos ambitions pour le Cycle de Doha sont simples. Les voici :

  1. faire en sorte que les agriculteurs du monde entier soient capables de parvenir à un niveau de vie raisonnable pour le travail qu’ils font, tant dans les pays exportateurs qu’importateurs ;
  2. élaborer des règles commerciales de l’OMC qui répondent aux situations diverses de l’agriculture dans différents pays, ainsi qu’aux diverses aspirations des gens de ces pays ;
  3. rectifier les sérieux déséquilibres du système commercial agricole à l’égard des agriculteurs des pays en développement.



L’agriculture est fondamentalement différente des autres secteurs de l’économie, car elle se compose de millions de petites exploitations familiales indépendantes. Ces petites exploitations sont très vulnérables face aux problèmes d’instabilité. La majeure parte de ces problèmes ne peuvent pas être maîtrisés par les agriculteurs, notamment les conditions climatiques, les fluctuations monétaires - qui peuvent avoir un effet spectaculaire sur les prix du marché mondial - et les conséquences de la concentration des entreprises dans la chaîne agroalimentaire. Les agriculteurs doivent être assurés que les négociations de Doha ne sont pas utilisées comme une excuse par les gouvernements pour ne plus garantir des politiques agricoles nationales saines adaptées à des conditions nationales spécifiques. Il est important, par conséquent, que la poursuite de l’ouverture des marchés mondiaux soit faite de manière équilibrée, donnant des opportunités équitables à tous les pays en matière d’exportations de produits agricoles, et qu’elle prenne bien en compte les besoins des pays importateurs.

 
Le niveau de vie des agriculteurs est en jeu. Il est donc important que ces derniers soient pleinement intégrés et consultés à tous les stades de la négociation, afin que leurs opinions soient écoutées par les gouvernements nationaux et que leurs intérêts soient représentés dans le cycle de l’OMC.

 
Vous avez dit à maintes reprises qu’il serait difficile d’envisager un résultat positif du Cycle de Doha sans un résultat positif dans l’agriculture. Cela dépendra des perspectives offertes par votre Document d’ensemble aux familles agricoles et aux communautés rurales comme résultat de ce Cycle.

 

Salutations sincères,

 
 

Jack Wilkinson

Président

  

 

Julie Emond
Coordonnatrice des Communications

E-mail: julie.emond@ifap.org 

Tel: +33 1 45 26 05 53            Fax: +33 1 48 74 72 12

La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 500 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 100 organismes nationaux répartis dans 70 pays.

Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes.

La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.