|
Journée Mondiale de la Femme Rurale
Paris, le 15 octobre 2006 – En cette Journée Mondiale de la Femme Rurale 2006, un peu partout à travers le monde, les agricultrices travaillent à développer des stratégies qui permettront aux femmes rurales de devenir les leaders de demain. « Suffit-il de demander poliment aux dirigeants souvent masculins et citadins que les besoins des femmes rurales soient pris en compte ? Bien sûr que non ! C’est à nous, femmes rurales de tous les continents, d’assumer notre responsabilité jusqu’au bout. Par nécessité, nous avons le devoir de montrer le chemin en devenant des leaders de demain. Soyons créatrices d’avenir pour tous ! » tel est le message lancé solidairement par les agricultrices de la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA).
Malgré l’amélioration de la représentation des femmes dans la prise de décision, celles-ci sont toujours sous-représentées dans chaque pays du monde. Cette sous-représentation n’exclut pas les zones rurales. La représentation insuffisante et le manque de compréhension face à leurs revendications, telles que l’accès à la terre, aux crédits, aux semences, aux outils ou même à la reconnaissance du rôle essentiel qu’elles jouent en agriculture, nuisent au plein développement des communautés rurales. C’est pourquoi la Présidente du Comité des agricultrices de la FIPA, Mme Karen Serres, encourage les femmes rurales à prendre leur place dans la communauté et dans les organisations agricoles et de travailler à obtenir les outils nécessaires leur permettant d’y arriver. « C’est pour plus d’équilibre et d’équité dans la société que nous avons besoin des femmes rurales leaders » a-t-elle déclaré.
Dans le cadre de la Journée Mondiale de la Femme Rurale 2006, la FIPA a établit des recommandations s’adressant aux femmes rurales, aux gouvernements et aux organisations agricoles dans cinq domaines principaux - l’identité, le dialogue, l’information, l’indépendance et l’influence – pour les aider à surmonter les obstacles et acquérir la reconnaissance et le statut qu’elles méritent. Plusieurs actions combinées doivent être entreprises : des programmes de formations et de soutien financier doivent être offerts; une législation favorisant la parité au sein de structures décisionnelles doit également être mise en place, sans négliger les campagnes de sensibilisation. De leur côté, les femmes rurales doivent pouvoir former des partenariats, développer des réseaux et susciter des collaborations afin d’être plus organisées et plus fortes.
Les femmes rurales, les gouvernements et les organisations agricoles ont tous un rôle à jouer dans la mise en œuvre des stratégies recommandées. Ils ont tous un rôle dans l’habilitation des femmes rurales, nos leaders méconnus d’aujourd’hui, pour qu’elles deviennent les leaders reconnus de demain. Nos actions d’aujourd’hui ouvriront la voie à un nouvel avenir.
Placée cette année sous le thème : « Femmes Rurales : Leaders de Demain », cette célébration vise à rappeler à la population et aux gouvernements la réalité des femmes rurales à travers le monde et l’absolue nécessité de les soutenir concrètement dans leurs activités.
Quelques chiffres : Selon la FAO, les femmes produisent plus de 50 % de la nourriture cultivée sur la planète. En Afrique, c’est plus de 80 % de la production alimentaire qui est effectuée par des femmes, c’est 60 % en Asie et de 30 à 40 % en Amérique du Sud. 70% des pauvres en milieu rural sont des femmes et leur principale ressource est l’agriculture.
Note : Le message de la présidente du Comité des agricultrices de la FIPA à l’occasion de la JMFR 2006 et les recommandations des agricultrices sont disponibles à l’adresse suivante : www.rural-womens-day.org
|
Julie Emond
Coordonnatrice des Communications E-mail: julie.emond@ifap.org Tel: +33 1 45 26 05 53 Fax: +33 1 48 74 72 12
La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 600 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 115 organismes nationaux répartis dans 80 pays.
Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes. La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. ![]() |







