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Les agriculteurs africains doivent se faire entendre!

 

Tunis, le 9 septembre 2005 -  « Les agriculteurs doivent jouer un rôle crucial dans la lutte contre la faim et dans le développement économique du continent africain. Pour contribuer à la croissance des collectivités rurales, ils doivent participer à la prise des décisions. Les agriculteurs doivent donc se faire entendre ! » Voilà ce qu’ont souligné les dirigeants agricoles africains lors de leur rencontre à Tunis (Tunisie) du 7 au 9 septembre, à l’occasion de la réunion du Comité des agriculteurs africains de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA).

 

Les agriculteurs africains sont convaincus du rôle crucial qui leur revient dans la lutte contre la faim et la pauvreté rurale, et sont prêts à le jouer. Ils sont la clé de voûte de la sécurité alimentaire et du développement rural. Pour participer pleinement à la croissance du secteur agricole, et pour s’engager dans le dialogue sur les politiques et dans la formulation de ces dernières, les dirigeants agricoles sont résolus à développer des organisations professionnelles solides qui soient véritablement représentatives, transparentes, démocratiques et responsables de leurs actes envers leurs membres.

 

Dans la plupart des pays africains, la croissance économique dépend de l’agriculture; très peu d’économies ont réussi une croissance économique générale sans avoir d’abord réalisé une croissance dans les secteurs agricole et rural. La faim et la pauvreté qui sévissent actuellement dans les pays en développement sont en grande mesure attribuables à une indifférence quasi totale envers le secteur agricole. Malgré les bonnes intentions de la communauté internationale qu’expriment les objectifs du Millénaire pour le développement, des organismes de développement et des gouvernements, les agriculteurs des pays en développement continuent de sombrer davantage dans la pauvreté plutôt que d’en sortir. Les agriculteurs africains membres de la FIPA ont donc renouvelé leur engagement à promouvoir les « Recommandations de la FIPA pour éliminer la pauvreté rurale et assurer la sécurité alimentaire » partout en Afrique et à sensibiliser les intéressés aux solutions et aux mesures à prendre.

 

Le Comité a également débattu de la place de la recherche dans le développement rural, de l’importance du renforcement des capacités pour les organisations agricoles, et des avantages des accords commerciaux pour les agriculteurs. Cette 13e session du Comité des agriculteurs africains de la FIPA, dont l’UTAP (Union tunisienne de l’agriculture et des pêches) était l’hôte, a élu les nouveaux membres de son bureau. M. Jacques Bonou, de l’organisation FUPRO du Bénin, a été élu président du Comité africain. Il succède ainsi à l’honorable Mohamed Idris, ancien président de l’Agricultural Cooperative Union d’Égypte et fondateur du Comité de la FIPA, qui a été chaleureusement félicité pour son dévouement et sa participation au Comité au cours des 20 dernières années. Messieurs Nduati Kariuki (Kenya), Ajay Vashee (Zambie) et Mabrouk Bahri (Tunisie) ont été élus vice-présidents.

 

Note : Les  « Recommandations de la FIPA pour éliminer la pauvreté rurale et assurer la sécurité alimentaire », sont publiées sur le site Internet de la FIPA .

 

Comité des agriculteurs africains de la FIPA : Le Comité sert de forum permanent où les organisations agricoles africaines peuvent se réunir et collaborer régulièrement. Pays membres : Algérie, République arabe d’Égypte, Bénin, Côte d’Ivoire, Comores, République démocratique du Congo, Ghana, Guinée, Kenya, Madagascar, Mali, Maurice, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie, Tunisie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe.

 

Julie Emond
Coordonnatrice des Communications

E-mail: julie.emond@ifap.org
Tel: +33 1 45 26 05 53
Fax: +33 1 48 74 72 12
La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 600 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 110 organismes nationaux répartis dans 75 pays.

Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes.

La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.