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Message aux dirigeants du monde à l’occasion de laJournée mondiale de l’alimentation 2005Par Jack Wilkinson, président de la FIPA
Les célébrations de la Journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre sont l’occasion de souligner le travail des agriculteurs du monde qui produisent notre nourriture. Trop souvent, lorsque nous parlons d’alimentation et d’agriculture, nous tenons le travail des agriculteurs pour acquis et avons même parfois tendance à l’oublier.
Cette année, le thème de la Journée mondiale de l’alimentation, « Agriculture et dialogue des cultures », se rattache directement au travail des organisations telles que la FIPA qui représentent les agriculteurs à travers le monde. Il y a près de 60 ans, les agriculteurs ont créé un organisme mondial, représentant aujourd’hui 600 millions de familles agricoles, qui leur permet de se réunir pour échanger connaissances et expériences au delà des frontières culturelles.
Ce dialogue des cultures se tient dans le monde entier, mais ce qui s’impose maintenant, ce sont des gestes concrets pour mettre en œuvre les résultats de ce dialogue.
La FIPA met donc les dirigeants du monde au défi d’écouter la voix des agriculteurs de tous les pays et d’intervenir pour résoudre les problèmes de la faim et du revenu agricole. Parmi les mesures à prendre, citons le virage fondamental que doit prendre la Banque mondiale pour donner priorité à l’agriculture dans les prêts qu’elle accorde. En outre, elle doit bien faire comprendre aux gouvernements des pays en développement que leur stratégie de réduction de la pauvreté doit comporter un volet agricole. Quant à l’Organisation mondiale du commerce, elle doit surtout s’attacher à améliorer le revenu des agriculteurs dans ses négociations agricoles afin d’accorder de véritables avantages aux agriculteurs. Enfin, les gouvernements nationaux doivent investir dans l’infrastructure rurale et mettre en place des stratégies favorables aux agriculteurs. Ce n’est qu’ainsi que les objectifs du Millénaire pour le développement, qui concernent la faim et la pauvreté, pourront être atteints.
Les agriculteurs sont les premiers à reconnaître que le dialogue interculturel est la clé de la lutte contre la faim et la pauvreté. Mais, au delà de ce dialogue, des mesures concrètes s’imposent de toute urgence. Il s’agit de reconnaître en premier lieu le rôle crucial des organisations agricoles qui devraient prendre part au processus décisionnel. En agriculture, le dialogue interculturel est une bonne chose, mais l’action interculturelle est encore mieux !
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Julie Emond
Coordonnatrice des Communications E-mail: julie.emond@ifap.org Tel: +33 1 45 26 05 53 Fax: +33 1 48 74 72 12
La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 600 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 110 organismes nationaux répartis dans 75 pays.
Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes. La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. ![]() |







